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Chapitre I - L'aveu 19/02/2018


"L'amour le plus discret laisse par quelque marque échapper son secret"
Jean Racine

Cet écrit, basé sur Newtmas, contient des scènes de violences et un peu de langage cru, et pour l'instant ce n'est pas prévu mais peut-être des scènes lemon entre les deux protagonistes, ou autres personnages secondaires, je vous préviendrai si cela se rajoute. Et si vous ne voulez pas lire les passages lemons, je signalerai le début et la fin de chacun de ces passages.
Et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, tout avis est bon à prendre, surtout qu'ils me font m'améliorer
Bonne lecture à vous. 




Thomas soupira encore une fois, il n'arrivait définitivement pas à terminer le devoir, ce fameux devoir qu'il devait faire depuis maintenant quinze jours, qu'il n'arrêtait pas de repousser. Mais maintenant, il était irrémédiablement face au mur. Car oui, à force de repousser, le jour de rendre cette rédaction arrivait, et c'était le lendemain. Voici pourquoi, Thomas, un adolescent en terminale S, assez grand, aux cheveux bruns, généralement pas coiffés, à cause de leur caractère indomptable, aux innombrables tâches de rousseurs couvrant son joli visage, un nez un peu long, et des yeux marrons chocolats, se trouvait dans la bibliothèque du lycée. Son corps élégant, élancé et musclé faisait fondre bon nombre de filles, comme son minois. Comme tous les jours, il était habillé d'une manière simple, la mode n'étant pas sa tasse de thé, portant généralement des pulls plus ou moins colorés, avec des jeans noirs ou bleus, jamais avec des motifs, et toujours la même paire de baskets, des converses montantes noires.
Le jeune adolescent soupira encore une fois en posant sa joue sur son poing. Il releva la tête, n'arrivant toujours pas à pondre une phrase correcte pour sa rédaction, ce n'était vraiment pas son truc, il n'avait pas pris la filière S pour rien, déjà c'était pour éviter le français et la philosophie, mais aussi parce qu'il était vraiment très doué en sciences et en mathématiques, c'était son domaine de prédilection. Bien, qu'il aime autant les sciences que le sport, mais malheureusement, dans le lycée public où il était il n'y avait pas de filière spécialisée dans le sport, il devait donc se contenter de prendre des heures d'athlétisme en plus grâce aux options proposées dans l'établissement, ce qui était tout de même un bon début. Il observa un peu les personnes autour de lui, tous étaient concentrés sur leurs livres ou leurs cahiers, rien ne brisait le silence qui régnait dans la bibliothèque à part les soupirs de Thomas, qui lui valut plusieurs regards noirs de la part des autres étudiants. Il leur fit des petits sourires pour s'excuser, mais ça n'avait pas un grand impact, il était tout de même vu comme le perturbateur de la bibliothèque où le silence était maître. Le brun replongea dans son devoir, relisant pour la millième fois l'énoncer de l'exercice de philosophie "Une œuvre d'art a-t-elle toujours un sens ?", le but était de faire un plan détaillé tout en donnant quelques arguments, sans les développer énormément, ce qui était relativement simple, enfin pour tout le monde sauf Thomas, qui commençait a en avoir sérieusement ras le bol de cette matière dans laquelle il ne comprenait strictement rien. 
-Alors, le petit philosophe galère sur sa rédac qu'on doit rendre demain ? 
Thomas tourna la tête pour apercevoir son meilleur ami, Minho, un asiatique à la peau légèrement basanée, les yeux bridés d'un noir intense, ses cheveux, aussi noirs que ses yeux, se dressaient sur sa tête dans de nombreux épis, ses lèvres fines qui s'étiraient quasiment systématiquement dans de grands sourires. Minho était vraiment un bel homme, et il en avait conscience, il en profitait même par moment avec certaines filles qu'il jugeait inintéressantes afin de pouvoir profiter d'une partie de jambes en l'air, avec lesquelles il n'avait pas envie de construire quelque chose de sérieux, donc en résumer, la majeure partie de la gente féminine du lycée. 
-Eh oui, je t'en parle même pas comment je galère, c'est une horreur. Pourquoi est-ce que la philo ça veut obligatoirement dire gros charabia illogique ?
-De toute façon avec toi tout doit avoir une explication logique ! T'en as pas marre à la fin de raisonner que de façon logique, sérieux ? L'asiatique partit dans un rire franc en voyant la moue indignée de son ami, ce qui entraina une huée de "chut" à leur attention de la part des autres occupants du lieu.
-Ma façon de raisonner et moi même en t'emmerde, c'est bien clair ? A moins que tu puisses m'aider, tu vas dégager, et rapidement, de là, avant que tout ces intellos soient tentés par l'envie de nous écorcher vifs. 
-Bon, bah salut alors. J'espère que t'arriveras à faire un truc pour demain, c'est mal barré là. Minho rigola de nouveau, avant de commencer à partir.
-Attends, attends, attends ! Thomas s'était levé de sa chaise pour le rattraper, de peur qu'il ne parte trop loin. Tu as réussi à la faire toi ?
-Bah ouais, tu crois quoi ?
-Comment t'as fait ? T'es aussi nul que moi ! se moqua gentiment le brun.
-J'ai des connaissances, moi.
-Tu peux m'aider s'il te plaît ? Thomas prit sa meilleure tête de chien battu afin que son ami l'aide à sortir de ce pétrin.
La moue de son meilleur ami avait convaincu Minho de l'aider, bien qu'il avait précisé qu'il lui devrait quelque chose en échange, Thomas s'était empressé d'accepter ce contrat, sachant pertinemment qu'il n'aurait pas pu faire autrement, ça faisait bien une heure qu'il était sur son exercice et qu'il n'avait rien fait du tout avant que Minho n'arrive. Les deux étudiants travaillaient donc dorénavant sur le devoir de philosophie, en faisant le moins de bruit possible, mais, quand ces deux garçons étaient réunis ce n'était jamais calme. Car, bien que Minho ait accepté d'aider son ami, il n'arrêtait pas de se moquer de lui, ce dernier se renfrognait à chaque remarque piquante de l'asiatique et répliquait, souvent dans un mi cri mi murmure, ce qui était loin de la discrétion et du silence.
Au bout d'une heure et demi de travail supplémentaire, ils arrivèrent enfin à la fin du devoir, et sortirent en grand fracas de la bibliothèque, ce qui fit, encore une fois, crisser les autres étudiants. Seule, une personne n'avait pas été dérangé par le bruit, tellement plongé dans son roman racontant l'histoire d'un groupe d'enfant devant affronter une entité résidant sous leur ville, dans les égouts, d'une apparence de clown, et oui, l'étudiant lisait bien le roman de Stephen King "Ca". Il était tellement concentré dans l'histoire, qu'il n'avait même pas fait attention aux deux compères qui ne respectaient pas le principe même d'une bibliothèque, c'est à dire le calme. Pourtant s'il avait levé la tête, ne serait-ce qu'une seconde de son livre, il aurait pu apercevoir les regards insistants de Thomas sur lui. Mais à vrai dire, il n'aurait même pas su comment s'appelait cette personne qui n'arrêtait pas de le reluquer. Car autant être honnête, Newt ne connaissait pas grand monde au sein du lycée. C'était un jeune homme de taille moyenne, maigre, bien qu'il n'y paraisse pas sous ses vêtements bien trop larges pour lui, des cheveux châtains clairs, limite blonds, tombant sur son front négligemment, un nez légèrement retroussé, des lèvres fines, des yeux chocolats miel, et des sourcils fins, toujours froncés sur son visage fin, lui donnant un air sérieux. Newt avait un style vestimentaire différent de Thomas, bien qu'il n'aime pas particulièrement la mode non plus, il portait juste systématique des jeans noirs, et des pulls beaucoup trop grands pour lui, lui tombant jusqu'à sous les fesses, les manches recouvrant généralement ses mains fines. Il n'était pas quelqu'un de particulièrement sociable, nous pourrions même le qualifier de solitaire, limite asociale, qui n'aimait quasiment rien de la vie, à part les livres, dont il adorait s'imprégner et se plonger dedans, pour ne plus en sortir avant d'avoir fini l'intégralité du tome, ou dans certains cas, des différents tomes d'une saga. Ce qui pouvait facilement se comprendre quand on connaissait sa vie, qui bien évidemment n'était pas toute rose. Sa mère était morte quand il avait dix ans, et son père, n'ayant pas supporter de perdre la femme qu'il aimait, à sombrer dans l'alcool, mais ce n'était plus suffisant, il avait besoin d'extérioriser sa rage, sa tristesse, qu'il en était venu aux mains avec son fils. Newt était un enfant battu à partir de ses onze ans, bien sûr, il en avait honte, et pensait même que c'était de sa faute, qu'il devait sûrement le mériter. Il subissait les horreurs que son père lui faisait sans rechigner, pensant que son père allait changer, que ça devait l'aider à oublier sa femme, qu'il redeviendrait comme avant une fois qu'il aurait fait son deuil. Mais, maintenant c'était son quotidien, il ne prenait plus l'excuse du deuil de son père pour se laisser faire, il était épuisé, et avait fini par comprendre qu'il ne changerait pas, il restait donc, subissait, tous les soirs refermant ses blessures. Voilà pourquoi il aimait tant les livres, ils lui permettaient d'oublier sa vie merdique, ne serait-ce que pendant quelques minutes ou quelques heures, mais au moins, ses pensées ne se tournaient pas sur le fait que quand il allait rentrer son père l'attendrait pour lui faire les pires choses qu'un père puisse faire à son propre fils. Une fois, son géniteur était allé tellement loin qu'il lui avait cassé une jambe, et n'emmenant pas Newt à temps pour se faire hospitalisé, ce dernier passera toute sa vie à boiter, ce qui lui rappelait sans cesse que son père était un monstre.
Il était particulièrement fan de l'auteur Stephen King, pour sa façon d'écrire, qui était tellement captivante, mais aussi pour tous les thèmes qu'il abordait dans ses romans d'horreur et de science fiction. Son amour pour la littérature l'avait amené à faire un bac L, contrairement à ses camarades de classe qui étaient là pour les nombreux cours de langues. D'ailleurs, il ne s'entendait pas du tout avec les autres élèves de sa classe, c'était autant de sa faute que de la leur, aucun d'eux n'avait fait quelque chose pour qu'il s'intègre, c'est pourquoi lorsqu'ils avaient un travail de groupe à rendre, Newt se retrouvait seul, mais il s'en fichait, il préférait le rester plutôt que de devoir réaliser quelque chose avec ces idiots.
Newt n'avait qu'un seul ami au sein du lycée, c'était Minho, et oui, ce qui était assez étrange, vu leur caractère totalement différent. Mais Minho avait rencontré le blond durant la rentrée et étrangement le courant était incroyablement bien passé. C'était durant le premier jour, les deux adolescents connaissaient encore personne, et ils s'étaient retrouvés à la même table durant le repas du midi. Au départ Minho tentait de faire la conversation, mais Newt ne pipait mot, puis il s'était laissé charmé par le caractère de l'asiatique, et depuis ils étaient très amis, bien qu'ils ne trainaient pas tout le temps ensemble, Minho comprenant le besoin d'être seul de son ami, il le laissait donc respirer, et attendait son signal pour venir le voir. Leur amitié fonctionnait ainsi, Minho se réglait sur les humeurs de Newt, ils se comprenaient sans forcément se parler, et ils y gagnaient tous les deux, Minho étant en bac S pouvait aider Newt dans ses devoirs de sciences et Newt pouvait aider Minho pour la philosophie, ce qui les arrangeait tous les deux, car ils détestaient la matière principale de l'autre.
Le blond releva la tête une minute de son livre, afin de souffler un peu, le chapitre était tellement prenant qu'il n'avait pas vu le temps passé, il regarda l'heure et réalisa qu'il devait rentrer. Il soupira légèrement avant de récupérer ses affaires et de sortir de la bibliothèque d'un pas tranquille, il n'était définitivement pas pressé de retourner chez lui, il préférait largement la bibliothèque, qui était synonyme de calme, et de solitude, personne ne venait jamais le déranger, ce qui lui allait très bien. En arrivant devant le portail, il sortit une cigarette de son paquet et s'assit sur le muret qui délimitait le lycée. Il réfléchissait à comment éviter son père en arrivant chez lui, mais il savait pertinemment que c'était impossible, il fera avec, comme il le fait tous les jours. Il sortit de ses pensées en sentant quelqu'un s'asseoir à côté de lui, il s'apprêtait à envoyer royalement chier la personne qui osait l'importuner, mais il s'arrêta en réalisant que c'était Minho. Même si l'asiatique était son seul ami, il ne se permettait pas d'être lui-même devant lui, il ne parlait jamais de chez lui, essayait de sourire, mais si celui-ci sonnait incroyablement faux, son ami l'avait bien remarqué, mais ne posait jamais de question au blond, si il ne lui disait rien c'est qu'il n'en avait pas envie.
-Alors, ta journée ? demanda l'asiatique pour faire la conversation, sachant que son ami n'était pas très bavard.
-Hum... et toi ?
C'était habituel, Newt ne donnait jamais de vraie réponse quand on le questionnait sur sa journée, son humeur, sa santé. Il marmonnait toujours quelque chose comme "mouais", ou comme ici, il ne disait que "hum", avant de retourner la question. Au début de leur amitié, Minho ne supportait pas ces non réponses, mais il avait fini par s'y accommoder, se disant que ça devait faire parti de Newt, bien que son ami l'intriguait énormément, mais il ne voulait pas le brusquer en lui posant des questions. Bien que ça fasse maintenant deux ans et demi qu'ils se connaissaient, Minho avait l'impression de ne rien savoir sur le blond, contrairement à ce dernier qui connaissait quasiment toute la vie de Minho, de sa plus tendre enfance, jusqu'au jour d'aujourd'hui. 
-Ca va. J'ai aidé une âme en peine toute à l'heure. Il rigola légèrement en repensant à la tête désespérée que Thomas lui avait faite. C'était pour le devoir de philo qu'on a à rendre demain, il est dans ma classe.
-Tu fais des bonnes actions dis donc. Le blond esquissa un demi sourire.
-Oui, mais on s'est mis toute la bibliothèque à dos.
-En même temps, faut comprendre si les gens vont à la bibliothèque c'est pour le calme, par pour qu'une énergumène comme toi vienne les déranger.
-On a essayé de faire discrètement, mais je crois que ça n'a pas plu aux rabat joies d'intellos qui sont toujours fourrés à la bibli.
-Je prends ça comme un compliment.
L'asiatique rigola légèrement, venant de se rappeler que son ami pendant ses pauses s'il n'était pas en train de fumer un livre à la main dans la cour de récréation était dans la bibliothèque. Il marmonna des excuses, sachant pertinemment que c'était inutile, son ami ne s'était pas fâché. Mais le blond se leva, lui disant qu'il devait s'en aller, et partit. Comme d'habitude, Minho regarda Newt s'éloigner, ressentant toujours ce sentiment d'inquiétude. Il se doutait que la vie de blondie, comme il s'amusait à l'appeler mentalement, était loin d'être facile, mais son ami ne voulait pas lui en parler, alors il n'insistait pas, se disant que s'il en avait envie il le ferait, sachant que Minho sera toujours là pour lui, sans le juger. 
L'asiatique allait se lever pour rentrer chez lui quand il entendit des bruits de pas arrivés vers lui, il les reconnaîtrait entre mille, c'était bien ceux de Thomas, qui arrivait en courant, juste après que Newt soit parti, comme tous les jours. Minho ne comprenait pas pourquoi, mais Thomas ne venait jamais le rejoindre quand il était avec le blond, mais il arrivait toujours juste après qu'il soit parti. Tiens, lui acceptait de répondre à ses questions, il avait donc en tête de le questionner à propos de son comportement bizarre. Parce que Minho se doutait bien que Thomas restait assez éloigné, à les observer et quand il voyait que Newt partait, il venait. Il tourna la tête vers le nouvel arrivant, souriant de toutes ses dents.
-Ah, quelle surprise Thomas ! 
Mais ce dernier ne le regardait pas, il avait le regard tourné vers la silhouette de Newt qui s'éloignait doucement. Une fois que le blond ne fut plus visible, le brun se tourna vers Minho.
-Ca va ? demanda Thomas
-Ouais ! Tu viens boire un coup pour nous féliciter d'avoir fait l'horrible devoir de philo ?
Thomas secoua sa tête de haut en bas, pour signifier son approbation. Minho quitta donc le muret sur lequel il était relativement bien installé, et partit avec son ami en direction du bar qui faisait l'angle de la rue, c'était leur QG, ils y allaient très régulièrement après les cours, et même des fois pendant la journée s'ils avaient du temps de pause pour aller boire un café et finir les devoirs qu'ils avaient en retard. Ils s'installèrent à leur table habituelle, qui était légèrement reculée dans un coin, et près de la fenêtre. Ils commandèrent donc deux bières, et Thomas envoya un message à sa mère pour la prévenir qu'il rentrerait un peu plus tard. Quand il releva la tête de son téléphone il vit que Minho le regardait, un sourire étrange collé au visage, le sourire qui voulait dire qu'il allait lui parler de quelque chose d'important et de probablement embarrassant. Thomas déglutit légèrement, il détestait ces moments, mais il connaissait très bien son meilleur ami, et il savait que celui-ci ne lâcherait pas l'affaire tant qu'il n'aurait pas eu une réponse satisfaisante, il suffisait juste de connaître le sujet à propos duquel son ami avait envie de parler, puis il lâchait tout, n'ayant pas envie de se battre avec lui, sachant qu'il allait perdre dans tous les cas.
-De quoi tu veux me parler tocard ?
-D'une fameuse personne. Minho agrandie son sourire.
-Et de qui ?
-Hum... ça commence par un N et ça finit par un T.
-Ecoutes, j'ai pas envie de perdre du temps, dis moi ce que tu veux savoir. Et tout de suite, sinon j'me casse ! Et c'est toi qui invite.
-Rho, bon d'accord. J'te trouve bizarre avec lui.
Thomas rigola légèrement.
-Comment être bizarre avec quelqu'un qui ne te parle jamais ?
-Non, mais sans lui parler. Je veux dire, tous les soirs tu me rejoins exactement au moment où il part, tu le regardes tout le temps partir jusqu'à ce qu'on le voit plus sur la rue. 
-Et ?
-C'est bizarre.
-Mais non, c'est toi quoi chelou mon pauvre.
-Non, sérieux ! Qu'est-ce qu'il t'arrive mec ?
Le brun soupira légèrement, son ami avait l'air légèrement inquiet, comme s'il lui était arrivé quelque chose à cause de Newt, mais ce n'était pas ça du tout. Newt ne lui avait rien fait, à part le rendre fou d'amour pour lui. Il le savait, c'était ridicule, il ne lui avait jamais parlé, mais le blond était tellement beau, et tellement spécial que Thomas n'avait pas pu s'empêcher de l'observer, et au fur et à mesure d'apprendre à le connaître par rapport à ce que Newt laissait transparaître, mais il n'avait pas pu s'empêcher de le trouver exceptionnel et d'avoir envie de le connaître réellement. Il était amoureux d'un homme qu'il ne connaissait même pas. Ce n'était pas nouveau pour lui qu'il était homosexuel, il l'avait découvert quand il avait quinze ans, mais il n'en revenait pas d'être tombé amoureux de Newt.
-Je l'aime.
L'asiatique faillit s'étouffer avec la gorgée de bière qu'il venait d'avaler. Il toussota légèrement avant de regarder son ami d'un air interrogateur.
-Je sais, c'est chelou, mais je pense que je l'aime. J'arrête pas de penser à lui, tout le temps, je peux pas m'empêcher de le regarder dès qu'il est dans les parage. Mais j'ose pas aller lui parler, il a l'air tellement solitaire que je ne voudrais pas le brusquer et qu'il fuit. C'est pour ça, que je ne viens jamais quand il est là. Mais toi, tu as l'air de le connaître, non ?
Minho sourit légèrement à ce que son ami venait de dire, d'un sourire heureux, mais en même temps triste. C'était très bien que Thomas soit amoureux, mais pourquoi fallait-il que ce soit Newt, le mec le moins sociable de la Terre, qui même s'il le connaissait depuis longtemps ne savait rien sur lui, le mec le moins bavard du monde entier, le plus mystérieux, et par moment le moins agréable.
-Tu sais, je ne le connais pas tant que ça en vrai.
-Ah bon ? Mais c'est ton ami, non ?
-Oui, mais tu sais il est très compliqué. Enfin écoute, c'est pas grave. Je dois y aller, je suis désolé. J'te paye ma tournée ça marche. La prochaine fois c'est toi qu'invite tocard, j'suis pas riche !
Thomas rigola légèrement en saluant son ami, bien qu'il était perturbé parce ce que lui avait dit celui-ci. Il termina sa bière d'une traite avant de quitter le bar, allant régler au comptoir avec l'argent que son ami lui avait laissé. Les phrases prononcées par Minho revenaient sans cesse dans sa tête... Qu'est-ce que ça voulait dire ?







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