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Salut ! Comme tu as pu t'en douter avec le...

    Chapitre II de I'm double-sided et chapitre XVIII de ma première fiction en écriture :) (12/04/2018 at 8:55 PM)

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Bienvenus dans le labyrinthe le bleu 19/02/2018

 
 
Toi qui passe ici par hasard, prends le temps de t'arrêter et d'observer autour de toi,
Tu te penses perdu(e), mais non,
Tu es tombé(e) dans mon univers, 
Le Labyrinthe, The Maze Runner,
Cet univers hostile qui fascine tant de monde, 
La saga de James Dashner, les films réalisés par Wes Ball
Te font rêver autant que moi ?
Prends le temps de t'arrêter et d'observer autour de toi,
Tu trouveras des fictions sur ces ½uvres qui nous inspirent,
Une fois que tu as commencé ne t'arrête pas, 
Ici c'est courir ou mourir,
Continues ta route.


En espérant que ça te plaise,
Bonne lecture, et bon voyage dans ce monde plein de danger.

Tags : Bienvenue sur mon blog!

Sommaire 19/02/2018

 
Toi qui as peur de te perdre dans ce dédale,
N'aies pas peur, et approche,
Voici la carte réalisée avec soin pour te repairer,
 Durant ton chemin, tu croiseras
De nombreuses histoires, toutes relatant des aventures des Blocards,
 N'aies pas peur, et approche,
Plonges toi dans cet univers qui est le mien,
Inspirée par les romans de James Dashner,
Viens te perdre dans les innombrables tournants de ce labyrinthe qu'est mon blog.

 
Liste de mes fictions

 


Au passage, je tiens à m'excuser pour ma compétence de faire des résumés,
elle n'est pas très développée.

 

Les murailles d'un individu

 


Thomas, un jeune lycéen en terminal S tombe éperdument amoureux d'un mystérieux garçon à la vie tragique nommé Newt.
Thomas, un homme joyeux, qui adore rigoler, profiter de la vie et de tous ses plaisirs. 
A l'opposé se trouve Newt, un lycéen de terminal L, battu par son père, qui n'a plus goût à la vie, asocial.
Ces deux étudiants pourront-ils apprendre à se connaître un jour ?

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La musique rassemble le peuple (en petite pause)

 

Newt, jeune londonien récemment arrivé à Paris pour intégrer une université spécialisée en musicologie,
tente de percer dans la musique, mais il n'y parviendra pas seul.

 

 

 

 

 

I'm double-sided

 

 

Liste de mes One Shot

 

 


Tags : Sommaire . - Les murailles d'un individu - La musique rassemble le peuple - OS - I'm double-sided

Chapitre I - L'aveu 19/02/2018


"L'amour le plus discret laisse par quelque marque échapper son secret"
Jean Racine

Cet écrit, basé sur Newtmas, contient des scènes de violences et un peu de langage cru, et pour l'instant ce n'est pas prévu mais peut-être des scènes lemon entre les deux protagonistes, ou autres personnages secondaires, je vous préviendrai si cela se rajoute. Et si vous ne voulez pas lire les passages lemons, je signalerai le début et la fin de chacun de ces passages.
Et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, tout avis est bon à prendre, surtout qu'ils me font m'améliorer
Bonne lecture à vous. 




Thomas soupira encore une fois, il n'arrivait définitivement pas à terminer le devoir, ce fameux devoir qu'il devait faire depuis maintenant quinze jours, qu'il n'arrêtait pas de repousser. Mais maintenant, il était irrémédiablement face au mur. Car oui, à force de repousser, le jour de rendre cette rédaction arrivait, et c'était le lendemain. Voici pourquoi, Thomas, un adolescent en terminale S, assez grand, aux cheveux bruns, généralement pas coiffés, à cause de leur caractère indomptable, aux innombrables tâches de rousseurs couvrant son joli visage, un nez un peu long, et des yeux marrons chocolats, se trouvait dans la bibliothèque du lycée. Son corps élégant, élancé et musclé faisait fondre bon nombre de filles, comme son minois. Comme tous les jours, il était habillé d'une manière simple, la mode n'étant pas sa tasse de thé, portant généralement des pulls plus ou moins colorés, avec des jeans noirs ou bleus, jamais avec des motifs, et toujours la même paire de baskets, des converses montantes noires.
Le jeune adolescent soupira encore une fois en posant sa joue sur son poing. Il releva la tête, n'arrivant toujours pas à pondre une phrase correcte pour sa rédaction, ce n'était vraiment pas son truc, il n'avait pas pris la filière S pour rien, déjà c'était pour éviter le français et la philosophie, mais aussi parce qu'il était vraiment très doué en sciences et en mathématiques, c'était son domaine de prédilection. Bien, qu'il aime autant les sciences que le sport, mais malheureusement, dans le lycée public où il était il n'y avait pas de filière spécialisée dans le sport, il devait donc se contenter de prendre des heures d'athlétisme en plus grâce aux options proposées dans l'établissement, ce qui était tout de même un bon début. Il observa un peu les personnes autour de lui, tous étaient concentrés sur leurs livres ou leurs cahiers, rien ne brisait le silence qui régnait dans la bibliothèque à part les soupirs de Thomas, qui lui valut plusieurs regards noirs de la part des autres étudiants. Il leur fit des petits sourires pour s'excuser, mais ça n'avait pas un grand impact, il était tout de même vu comme le perturbateur de la bibliothèque où le silence était maître. Le brun replongea dans son devoir, relisant pour la millième fois l'énoncer de l'exercice de philosophie "Une ½uvre d'art a-t-elle toujours un sens ?", le but était de faire un plan détaillé tout en donnant quelques arguments, sans les développer énormément, ce qui était relativement simple, enfin pour tout le monde sauf Thomas, qui commençait a en avoir sérieusement ras le bol de cette matière dans laquelle il ne comprenait strictement rien. 
-Alors, le petit philosophe galère sur sa rédac qu'on doit rendre demain ? 
Thomas tourna la tête pour apercevoir son meilleur ami, Minho, un asiatique à la peau légèrement basanée, les yeux bridés d'un noir intense, ses cheveux, aussi noirs que ses yeux, se dressaient sur sa tête dans de nombreux épis, ses lèvres fines qui s'étiraient quasiment systématiquement dans de grands sourires. Minho était vraiment un bel homme, et il en avait conscience, il en profitait même par moment avec certaines filles qu'il jugeait inintéressantes afin de pouvoir profiter d'une partie de jambes en l'air, avec lesquelles il n'avait pas envie de construire quelque chose de sérieux, donc en résumer, la majeure partie de la gente féminine du lycée. 
-Eh oui, je t'en parle même pas comment je galère, c'est une horreur. Pourquoi est-ce que la philo ça veut obligatoirement dire gros charabia illogique ?
-De toute façon avec toi tout doit avoir une explication logique ! T'en as pas marre à la fin de raisonner que de façon logique, sérieux ? L'asiatique partit dans un rire franc en voyant la moue indignée de son ami, ce qui entraina une huée de "chut" à leur attention de la part des autres occupants du lieu.
-Ma façon de raisonner et moi même en t'emmerde, c'est bien clair ? A moins que tu puisses m'aider, tu vas dégager, et rapidement, de là, avant que tout ces intellos soient tentés par l'envie de nous écorcher vifs. 
-Bon, bah salut alors. J'espère que t'arriveras à faire un truc pour demain, c'est mal barré là. Minho rigola de nouveau, avant de commencer à partir.
-Attends, attends, attends ! Thomas s'était levé de sa chaise pour le rattraper, de peur qu'il ne parte trop loin. Tu as réussi à la faire toi ?
-Bah ouais, tu crois quoi ?
-Comment t'as fait ? T'es aussi nul que moi ! se moqua gentiment le brun.
-J'ai des connaissances, moi.
-Tu peux m'aider s'il te plaît ? Thomas prit sa meilleure tête de chien battu afin que son ami l'aide à sortir de ce pétrin.
La moue de son meilleur ami avait convaincu Minho de l'aider, bien qu'il avait précisé qu'il lui devrait quelque chose en échange, Thomas s'était empressé d'accepter ce contrat, sachant pertinemment qu'il n'aurait pas pu faire autrement, ça faisait bien une heure qu'il était sur son exercice et qu'il n'avait rien fait du tout avant que Minho n'arrive. Les deux étudiants travaillaient donc dorénavant sur le devoir de philosophie, en faisant le moins de bruit possible, mais, quand ces deux garçons étaient réunis ce n'était jamais calme. Car, bien que Minho ait accepté d'aider son ami, il n'arrêtait pas de se moquer de lui, ce dernier se renfrognait à chaque remarque piquante de l'asiatique et répliquait, souvent dans un mi cri mi murmure, ce qui était loin de la discrétion et du silence.
Au bout d'une heure et demi de travail supplémentaire, ils arrivèrent enfin à la fin du devoir, et sortirent en grand fracas de la bibliothèque, ce qui fit, encore une fois, crisser les autres étudiants. Seule, une personne n'avait pas été dérangé par le bruit, tellement plongé dans son roman racontant l'histoire d'un groupe d'enfant devant affronter une entité résidant sous leur ville, dans les égouts, d'une apparence de clown, et oui, l'étudiant lisait bien le roman de Stephen King "Ca". Il était tellement concentré dans l'histoire, qu'il n'avait même pas fait attention aux deux compères qui ne respectaient pas le principe même d'une bibliothèque, c'est à dire le calme. Pourtant s'il avait levé la tête, ne serait-ce qu'une seconde de son livre, il aurait pu apercevoir les regards insistants de Thomas sur lui. Mais à vrai dire, il n'aurait même pas su comment s'appelait cette personne qui n'arrêtait pas de le reluquer. Car autant être honnête, Newt ne connaissait pas grand monde au sein du lycée. C'était un jeune homme de taille moyenne, maigre, bien qu'il n'y paraisse pas sous ses vêtements bien trop larges pour lui, des cheveux châtains clairs, limite blonds, tombant sur son front négligemment, un nez légèrement retroussé, des lèvres fines, des yeux chocolats miel, et des sourcils fins, toujours froncés sur son visage fin, lui donnant un air sérieux. Newt avait un style vestimentaire différent de Thomas, bien qu'il n'aime pas particulièrement la mode non plus, il portait juste systématique des jeans noirs, et des pulls beaucoup trop grands pour lui, lui tombant jusqu'à sous les fesses, les manches recouvrant généralement ses mains fines. Il n'était pas quelqu'un de particulièrement sociable, nous pourrions même le qualifier de solitaire, limite asociale, qui n'aimait quasiment rien de la vie, à part les livres, dont il adorait s'imprégner et se plonger dedans, pour ne plus en sortir avant d'avoir fini l'intégralité du tome, ou dans certains cas, des différents tomes d'une saga. Ce qui pouvait facilement se comprendre quand on connaissait sa vie, qui bien évidemment n'était pas toute rose. Sa mère était morte quand il avait dix ans, et son père, n'ayant pas supporter de perdre la femme qu'il aimait, à sombrer dans l'alcool, mais ce n'était plus suffisant, il avait besoin d'extérioriser sa rage, sa tristesse, qu'il en était venu aux mains avec son fils. Newt était un enfant battu à partir de ses onze ans, bien sûr, il en avait honte, et pensait même que c'était de sa faute, qu'il devait sûrement le mériter. Il subissait les horreurs que son père lui faisait sans rechigner, pensant que son père allait changer, que ça devait l'aider à oublier sa femme, qu'il redeviendrait comme avant une fois qu'il aurait fait son deuil. Mais, maintenant c'était son quotidien, il ne prenait plus l'excuse du deuil de son père pour se laisser faire, il était épuisé, et avait fini par comprendre qu'il ne changerait pas, il restait donc, subissait, tous les soirs refermant ses blessures. Voilà pourquoi il aimait tant les livres, ils lui permettaient d'oublier sa vie merdique, ne serait-ce que pendant quelques minutes ou quelques heures, mais au moins, ses pensées ne se tournaient pas sur le fait que quand il allait rentrer son père l'attendrait pour lui faire les pires choses qu'un père puisse faire à son propre fils. Une fois, son géniteur était allé tellement loin qu'il lui avait cassé une jambe, et n'emmenant pas Newt à temps pour se faire hospitalisé, ce dernier passera toute sa vie à boiter, ce qui lui rappelait sans cesse que son père était un monstre.
Il était particulièrement fan de l'auteur Stephen King, pour sa façon d'écrire, qui était tellement captivante, mais aussi pour tous les thèmes qu'il abordait dans ses romans d'horreur et de science fiction. Son amour pour la littérature l'avait amené à faire un bac L, contrairement à ses camarades de classe qui étaient là pour les nombreux cours de langues. D'ailleurs, il ne s'entendait pas du tout avec les autres élèves de sa classe, c'était autant de sa faute que de la leur, aucun d'eux n'avait fait quelque chose pour qu'il s'intègre, c'est pourquoi lorsqu'ils avaient un travail de groupe à rendre, Newt se retrouvait seul, mais il s'en fichait, il préférait le rester plutôt que de devoir réaliser quelque chose avec ces idiots.
Newt n'avait qu'un seul ami au sein du lycée, c'était Minho, et oui, ce qui était assez étrange, vu leur caractère totalement différent. Mais Minho avait rencontré le blond durant la rentrée et étrangement le courant était incroyablement bien passé. C'était durant le premier jour, les deux adolescents connaissaient encore personne, et ils s'étaient retrouvés à la même table durant le repas du midi. Au départ Minho tentait de faire la conversation, mais Newt ne pipait mot, puis il s'était laissé charmé par le caractère de l'asiatique, et depuis ils étaient très amis, bien qu'ils ne trainaient pas tout le temps ensemble, Minho comprenant le besoin d'être seul de son ami, il le laissait donc respirer, et attendait son signal pour venir le voir. Leur amitié fonctionnait ainsi, Minho se réglait sur les humeurs de Newt, ils se comprenaient sans forcément se parler, et ils y gagnaient tous les deux, Minho étant en bac S pouvait aider Newt dans ses devoirs de sciences et Newt pouvait aider Minho pour la philosophie, ce qui les arrangeait tous les deux, car ils détestaient la matière principale de l'autre.
Le blond releva la tête une minute de son livre, afin de souffler un peu, le chapitre était tellement prenant qu'il n'avait pas vu le temps passé, il regarda l'heure et réalisa qu'il devait rentrer. Il soupira légèrement avant de récupérer ses affaires et de sortir de la bibliothèque d'un pas tranquille, il n'était définitivement pas pressé de retourner chez lui, il préférait largement la bibliothèque, qui était synonyme de calme, et de solitude, personne ne venait jamais le déranger, ce qui lui allait très bien. En arrivant devant le portail, il sortit une cigarette de son paquet et s'assit sur le muret qui délimitait le lycée. Il réfléchissait à comment éviter son père en arrivant chez lui, mais il savait pertinemment que c'était impossible, il fera avec, comme il le fait tous les jours. Il sortit de ses pensées en sentant quelqu'un s'asseoir à côté de lui, il s'apprêtait à envoyer royalement chier la personne qui osait l'importuner, mais il s'arrêta en réalisant que c'était Minho. Même si l'asiatique était son seul ami, il ne se permettait pas d'être lui-même devant lui, il ne parlait jamais de chez lui, essayait de sourire, mais si celui-ci sonnait incroyablement faux, son ami l'avait bien remarqué, mais ne posait jamais de question au blond, si il ne lui disait rien c'est qu'il n'en avait pas envie.
-Alors, ta journée ? demanda l'asiatique pour faire la conversation, sachant que son ami n'était pas très bavard.
-Hum... et toi ?
C'était habituel, Newt ne donnait jamais de vraie réponse quand on le questionnait sur sa journée, son humeur, sa santé. Il marmonnait toujours quelque chose comme "mouais", ou comme ici, il ne disait que "hum", avant de retourner la question. Au début de leur amitié, Minho ne supportait pas ces non réponses, mais il avait fini par s'y accommoder, se disant que ça devait faire parti de Newt, bien que son ami l'intriguait énormément, mais il ne voulait pas le brusquer en lui posant des questions. Bien que ça fasse maintenant deux ans et demi qu'ils se connaissaient, Minho avait l'impression de ne rien savoir sur le blond, contrairement à ce dernier qui connaissait quasiment toute la vie de Minho, de sa plus tendre enfance, jusqu'au jour d'aujourd'hui. 
-Ca va. J'ai aidé une âme en peine toute à l'heure. Il rigola légèrement en repensant à la tête désespérée que Thomas lui avait faite. C'était pour le devoir de philo qu'on a à rendre demain, il est dans ma classe.
-Tu fais des bonnes actions dis donc. Le blond esquissa un demi sourire.
-Oui, mais on s'est mis toute la bibliothèque à dos.
-En même temps, faut comprendre si les gens vont à la bibliothèque c'est pour le calme, par pour qu'une énergumène comme toi vienne les déranger.
-On a essayé de faire discrètement, mais je crois que ça n'a pas plu aux rabat joies d'intellos qui sont toujours fourrés à la bibli.
-Je prends ça comme un compliment.
L'asiatique rigola légèrement, venant de se rappeler que son ami pendant ses pauses s'il n'était pas en train de fumer un livre à la main dans la cour de récréation était dans la bibliothèque. Il marmonna des excuses, sachant pertinemment que c'était inutile, son ami ne s'était pas fâché. Mais le blond se leva, lui disant qu'il devait s'en aller, et partit. Comme d'habitude, Minho regarda Newt s'éloigner, ressentant toujours ce sentiment d'inquiétude. Il se doutait que la vie de blondie, comme il s'amusait à l'appeler mentalement, était loin d'être facile, mais son ami ne voulait pas lui en parler, alors il n'insistait pas, se disant que s'il en avait envie il le ferait, sachant que Minho sera toujours là pour lui, sans le juger. 
L'asiatique allait se lever pour rentrer chez lui quand il entendit des bruits de pas arrivés vers lui, il les reconnaîtrait entre mille, c'était bien ceux de Thomas, qui arrivait en courant, juste après que Newt soit parti, comme tous les jours. Minho ne comprenait pas pourquoi, mais Thomas ne venait jamais le rejoindre quand il était avec le blond, mais il arrivait toujours juste après qu'il soit parti. Tiens, lui acceptait de répondre à ses questions, il avait donc en tête de le questionner à propos de son comportement bizarre. Parce que Minho se doutait bien que Thomas restait assez éloigné, à les observer et quand il voyait que Newt partait, il venait. Il tourna la tête vers le nouvel arrivant, souriant de toutes ses dents.
-Ah, quelle surprise Thomas ! 
Mais ce dernier ne le regardait pas, il avait le regard tourné vers la silhouette de Newt qui s'éloignait doucement. Une fois que le blond ne fut plus visible, le brun se tourna vers Minho.
-Ca va ? demanda Thomas
-Ouais ! Tu viens boire un coup pour nous féliciter d'avoir fait l'horrible devoir de philo ?
Thomas secoua sa tête de haut en bas, pour signifier son approbation. Minho quitta donc le muret sur lequel il était relativement bien installé, et partit avec son ami en direction du bar qui faisait l'angle de la rue, c'était leur QG, ils y allaient très régulièrement après les cours, et même des fois pendant la journée s'ils avaient du temps de pause pour aller boire un café et finir les devoirs qu'ils avaient en retard. Ils s'installèrent à leur table habituelle, qui était légèrement reculée dans un coin, et près de la fenêtre. Ils commandèrent donc deux bières, et Thomas envoya un message à sa mère pour la prévenir qu'il rentrerait un peu plus tard. Quand il releva la tête de son téléphone il vit que Minho le regardait, un sourire étrange collé au visage, le sourire qui voulait dire qu'il allait lui parler de quelque chose d'important et de probablement embarrassant. Thomas déglutit légèrement, il détestait ces moments, mais il connaissait très bien son meilleur ami, et il savait que celui-ci ne lâcherait pas l'affaire tant qu'il n'aurait pas eu une réponse satisfaisante, il suffisait juste de connaître le sujet à propos duquel son ami avait envie de parler, puis il lâchait tout, n'ayant pas envie de se battre avec lui, sachant qu'il allait perdre dans tous les cas.
-De quoi tu veux me parler tocard ?
-D'une fameuse personne. Minho agrandie son sourire.
-Et de qui ?
-Hum... ça commence par un N et ça finit par un T.
-Ecoutes, j'ai pas envie de perdre du temps, dis moi ce que tu veux savoir. Et tout de suite, sinon j'me casse ! Et c'est toi qui invite.
-Rho, bon d'accord. J'te trouve bizarre avec lui.
Thomas rigola légèrement.
-Comment être bizarre avec quelqu'un qui ne te parle jamais ?
-Non, mais sans lui parler. Je veux dire, tous les soirs tu me rejoins exactement au moment où il part, tu le regardes tout le temps partir jusqu'à ce qu'on le voit plus sur la rue. 
-Et ?
-C'est bizarre.
-Mais non, c'est toi quoi chelou mon pauvre.
-Non, sérieux ! Qu'est-ce qu'il t'arrive mec ?
Le brun soupira légèrement, son ami avait l'air légèrement inquiet, comme s'il lui était arrivé quelque chose à cause de Newt, mais ce n'était pas ça du tout. Newt ne lui avait rien fait, à part le rendre fou d'amour pour lui. Il le savait, c'était ridicule, il ne lui avait jamais parlé, mais le blond était tellement beau, et tellement spécial que Thomas n'avait pas pu s'empêcher de l'observer, et au fur et à mesure d'apprendre à le connaître par rapport à ce que Newt laissait transparaître, mais il n'avait pas pu s'empêcher de le trouver exceptionnel et d'avoir envie de le connaître réellement. Il était amoureux d'un homme qu'il ne connaissait même pas. Ce n'était pas nouveau pour lui qu'il était homosexuel, il l'avait découvert quand il avait quinze ans, mais il n'en revenait pas d'être tombé amoureux de Newt.
-Je l'aime.
L'asiatique faillit s'étouffer avec la gorgée de bière qu'il venait d'avaler. Il toussota légèrement avant de regarder son ami d'un air interrogateur.
-Je sais, c'est chelou, mais je pense que je l'aime. J'arrête pas de penser à lui, tout le temps, je peux pas m'empêcher de le regarder dès qu'il est dans les parage. Mais j'ose pas aller lui parler, il a l'air tellement solitaire que je ne voudrais pas le brusquer et qu'il fuit. C'est pour ça, que je ne viens jamais quand il est là. Mais toi, tu as l'air de le connaître, non ?
Minho sourit légèrement à ce que son ami venait de dire, d'un sourire heureux, mais en même temps triste. C'était très bien que Thomas soit amoureux, mais pourquoi fallait-il que ce soit Newt, le mec le moins sociable de la Terre, qui même s'il le connaissait depuis longtemps ne savait rien sur lui, le mec le moins bavard du monde entier, le plus mystérieux, et par moment le moins agréable.
-Tu sais, je ne le connais pas tant que ça en vrai.
-Ah bon ? Mais c'est ton ami, non ?
-Oui, mais tu sais il est très compliqué. Enfin écoute, c'est pas grave. Je dois y aller, je suis désolé. J'te paye ma tournée ça marche. La prochaine fois c'est toi qu'invite tocard, j'suis pas riche !
Thomas rigola légèrement en saluant son ami, bien qu'il était perturbé parce ce que lui avait dit celui-ci. Il termina sa bière d'une traite avant de quitter le bar, allant régler au comptoir avec l'argent que son ami lui avait laissé. Les phrases prononcées par Minho revenaient sans cesse dans sa tête... Qu'est-ce que ça voulait dire ?







Tags : Chapitre I - L'aveu

Chapitre II - L'être mutilé 20/02/2018

 
'La violence sucrée de l'imaginaire console tant bien que mal
de la violence amère du réel."
Rolan Topor

 

Je tiens à vous prévenir que durant ce chapitre seront décrites explicitement des scènes de violence.
Bonne lecture, et je m'excuse pour la gêne occasionnée par rapport aux scènes explicites.
 

 

Newt marchait sans réfléchir jusqu'à chez lui, il ressemblait à une machine, comme la majorité de la population, qui rentrait le plus rapidement possible à la sortie du travail ou de l'école afin de retrouver le confort de son domicile. Mais, ce n'était pas le cas de Newt, il tentait tant bien que mal de repousser ce moment qui allait arriver, échafaudant dans son esprit des plans lui permettant d'échapper à son géniteur, mais il savait pertinemment que c'était impossible. Il l'attendrait, et s'il ne rentrait pas, il irait le chercher, et ça serait encore pire, la colère ayant brouillé encore plus ses fonctions mentales. Le jeune lycéen continuait sa route, fumant une cigarette avant d'arriver chez lui, il écrasa le mégot sous sa chaussure avant d'entrer dans son appartement. Il montait les marches, une à une, le plus lentement possible. L'immeuble dans lequel il habitait sur trouvait à environ trente minutes à pieds de son lycée, l'extérieur faisait peur à voir. Le bâtiment était délabré, des fissures longeaient les murs, à l'intérieur comme à l'extérieur. La peinture de la cage d'escalier était délavé, autrefois ce devait être un joli blanc éclatant, mais aujourd'hui, les murs étaient recouverts de moisissures, de tâches noires, et ils avaient jaunis. Dans ce hall régnait une puanteur, dû aux poubelles que les locataires déposaient devant leur porte, à la moisissure à cause de la tuyauterie, qui n'était plus toute jeune, et sûrement plus dans les règles. Son appartement n'était pas mieux, à l'intérieur régnait une atmosphère étouffante, les murs gris foncés donnant l'impression que l'espace était restreint, ce qui était bien évidemment le cas, mais ces couleurs rendaient l'appartement encore plus petit. Les meubles étaient abîmés, et pour certains placards il manquait les portes. Il y avait la même odeur que dans la cage d'escalier, mais ici elle se mêlait avec l'odeur des cigarettes que Jason, le père de Newt, fumait à longueur de journée sans ouvrir la fenêtre. Leur appartement se composait de deux chambres, d'une salle de bain, et d'une cuisine salle à manger en une seule pièce. Au milieu de la salle à manger se trouvait un canapé, en face d'une table basse en bois, abîmée au niveau des coins. Dessus trônaient de nombreux bouteilles de bières vides, deux cendriers remplis à ras-bord. Jason était affalé sur le canapé lorsque son fils passa la porte d'entrée, lentement, très lentement, faisant le moins de bruit possible, espérant que cette espèce d'être humain qui reposait sur le canapé soit endormi. Mais, malheureusement, ce n'était pas le cas, ce que Newt remarqua bien trop rapidement à son goût lorsque le corps visqueux et gras de son père se tourna dans sa direction, l'adolescent arrêta tout mouvement, dans une veine tentative de ne pas être vu. Son père, qui auparavant était un jeune homme de quarante ans, rigoureux, beau, enjoué, était maintenant gros, gras, il avait perdu la majeure partie des cheveux qui autrefois séjournaient sur sa tête, il avait une barbe de plusieurs jours qui lui bouffait le bas de son visage, ses sourcils étaient froncés, et dans ses yeux, ou quand Newt était encore un enfant on pouvait voir de l'espièglerie, de l'humour, de la joie, brillaient maintenant d'une sombre colère. 
-Tu es en retard. grogna la loque sur le canapé.
Le blond regarda sa montre, il avait raison, il était en retard de cinq minutes tellement il avait mis longtemps à rentrer, ne voulant pas encore subir les envies de son père.
-Bon, tu vas bouger, et plus vite que ça p'tite merde ! Nettoies la table !
Newt ne prit pas le temps de réfléchir, et laissa tomber son sac de son épaule en plein milieu du couloir avant de s'exécuter le plus rapidement et le plus efficacement possible. Il ramassa les cendriers et les vida dans un nouveau sac poubelle qu'il venait de sortir, jeta tous les cadavres de bouteilles de bières, avant de passer un coup d'éponge sur la table. Il s'apprêtait à partir s'enfermer dans sa chambre avant que son père soit pris d'une de ses envies de violence qui le caractérisait très bien. Mais il fut retenu par l'autre homme, qui lui indiqua qu'il restait des traces sur la table, avec tout l'amour dont il était capable pour son fils, ce qui voulait dire, absolument aucun. Il l'insulta encore, lui disant qu'il ne pouvait rien faire correctement, qu'il était bon à rien, qu'il ne servait à rien. Et soudain, il s'énerva. Se levant, il partit dans la cuisine pour aller chercher les bouteilles de bières vides que Newt avait jeté quelques minutes plus tôt, avant de les prendre une par une et de les jeter sur son fils, un sourire malsain éclairait son visage. Newt esquiva la première bouteille, ce qui mit encore plus en rogne son géniteur, qui tirait maintenant avec plus de force et de vigueur. L'adolescent se laissa donc faire, se recroquevillant sur lui-même afin de recevoir le moins de bouts de verres sur le visage, ça serait beaucoup plus difficile à cacher au lycée. Une fois que toutes les bouteilles de bières furent lancées, Jason enleva la ceinture qui tenait son pantalon, et fouetta son fils, en continuant de l'insulter. Toujours les mêmes insultes, "inutile", "connard", "gros con", "bouffon", et pleins d'autres encore. Par moment, quand Jason se laissait vraiment aller, il lui disait même qu'il n'avait jamais voulu de lui, et qu'il serait bien content de se débarrasser de lui. Newt s'était habitué, mais les coups et les mots faisaient toujours aussi mal, il pleurait silencieusement, attendant que son père termine son manège. Son père ? Il ne savait même plus s'il pouvait encore l'appeler ainsi, cet homme qui le maltraitait n'avait rien de son père, à part son nom, il avait tellement changer, mentalement et physiquement depuis la mort de sa femme, que si quelqu'un qui le connaissait avant le croisait aujourd'hui, il ne le reconnaitrait absolument pas.
Une fois que Jason eut terminé de battre son fils, il se réinstalla dans le canapé, comme si de rien n'était, et alluma la petite télévision qui trônait sur un tabouret derrière la table basse. Il ordonna à Newt d'aller lui chercher d'autres bières, et de lui ramener les cendriers. Quand l'adolescent déposa le tout sur la table, son père, pour le remercier, lui envoya un poing au visage, avant de rigoler et de se concentrer de nouveau sur la télévision. Newt alla récupérer son sac à dos dans l'entrée avant d'aller s'enfermer dans sa chambre. Il s'assit sur son lit douloureusement, son dos lui faisant atrocement mal, tout comme son torse. Il sentait le sang couler de sa lèvre inférieure et des plaies que son père avait rouvertes. Comme à son habitude, il soigna et pensa ses plaies, puis s'alluma une cigarette, puis une deuxième, et une troisième, avant de s'allonger sur son lit et de pleurer. Son corps était secoué par ses sanglots, il finit par s'endormir sur ce lit miteux, les larmes coulant toujours sur ses joues, son dos et son torse le tiraillant, sa lèvre inférieure le piquant douloureusement. Il ne mangerait pas ce soir, comme à son habitude, de toute manière, son père lui coupait l'appétit. Il ne mangeait qu'une seule fois par jour, c'était au self du lycée, bien que la nourriture ne soit pas délicieuse, il se jetait toujours dessus, et la dévorait jusqu'à la dernière miette.
Newt se réveilla en plein milieu de la nuit, ses plaies dans le dos s'étant complétements rouvertes à cause de sa position, il prit donc le temps de les désinfecter, en grimaçant légèrement, et de les bander de nouveaux. Une fois ceci fait, il tenta de se rendormir, mais il n'arrivait pas à fermer l'½il, de peur que son père l'ait entendu et qu'il vienne le voir. Il resta donc pendant un long moment immobile dans son lit, les yeux grand ouverts, attendant. En attendant quoi ? Il ne le savait pas lui-même, il voulait juste vérifier que son père ne viendrait pas. Ca devait bien faire une heure et demi qu'il était dans son lit, n'ayant pas bougé d'un pouce. Il décida finalement que la voie était libre, et sortit sa lampe de poche de sa table de nuit, il ressortit son livre de Stephen King, puis se glissa sous sa couverture pour camoufler la lumière. Il lut donc jusqu'au lever du jour.
Il fit donc comme tous les matins, c'est à dire le moins de bruit possible, prendre une douche le plus rapidement possible, refaire ses bandages, puis récupérer ses affaires avant de quitter l'appartement. Mais ce matin, dû au fait qu'il n'avait presque pas dormi de la nuit, sa tête faisait encore plus peur à voir que d'habitude. Sa peau rongeait ses os, mais aujourd'hui, des cernes avaient élu domicile sous ses yeux, formant deux grandes poches bleutées, sa lèvre inférieure était toujours enflée, et on pouvait voir une croute se former à l'endroit du choc. Il avait également une griffure qui parcourait sa joue gauche. Il ferait avec, il pourrait prétexter n'importe quoi, et puis de toute façon personne ne lui demanderai.
Il marchait lentement jusqu'au lycée, de toute façon il était en avance, comme tous les jours. Il portait un long pull gris foncé, les manches lui recouvrant les mains, entaillées par les éclats des bouteilles de bières, un de ses éternels jeans noirs, et ses Doc Martens noires. Par dessus son pull, il portait une veste en daim marron, au niveau du col se trouvait de la moumoute marron clair, beige.
Ce matin là, Thomas s'était levé plus tôt que d'habitude, s'était donc préparé tranquillement avant de se rendre au lycée, il savait qu'il y serait avant l'ouverture et qu'il devrait donc attendre devant le portail, au moins il pourra prendre le temps de relire ses cours d'anglais, il avait une évaluation plus tard dans la journée. En arrivant devant l'établissement, il s'assit sur le muret à côté du portail, et il cherchait la motivation de réviser ses leçons de langues, c'était très différent pour Thomas le fait d'avoir l'idée et de la réaliser, surtout lorsqu'il s'agissait des cours. L'adolescent soupira donc avant de commencer à jouer avec ses mains. Il releva la tête seulement lorsqu'il entendit quelqu'un s'approcher. Il reconnu immédiatement Newt, qui s'asseyait à une dizaine de centimètres de lui. Le muret n'était pas très long, et très prisé par les étudiants arrivant avant l'ouverture du portail. Il n'y avait donc généralement pas beaucoup de place, heureusement que Newt était fin, il pouvait donc se faufiler et trouver une petite place, bien qu'il n'aime pas particulièrement être collé aux autres, le matin, il y faisait abstraction, plongé dans son monde, son livre à la main, et ses écouteurs bien enfoncés dans ses oreilles.
Thomas ne pouvait plus décoller son regard du blond assis à ses côtés, bien que ce dernier ne le calculait pas le moins du monde. Le brun se sentit aussi important qu'une fourmi à ce moment précis. Le blond ne lui lança même pas un regard, mais Thomas prenait le temps de le détaillé, il remarqua ses entailles sur la joue et la lèvre, et des questions fusèrent immédiatement dans son crâne. Newt sortit la tête de son livre pour s'allumer une cigarette et croisa le regard de Thomas, avant de détourner les yeux. Mais le blond se sentait horriblement épié, il sentait le regard insistant de son voisin sur lui, ce qui commençait sérieusement à l'énerver. Il releva encore une fois la tête et croisa de nouveau le regard chocolat de Thomas, qui rougit comme un enfant qu'on venait de prendre sur le fait, mais il ne pouvait pas se détourner du blond, ses yeux l'envoutaient. Le blond fronça les sourcils, décidant d'ignorer cet être gênant, mais il se sentait mal, regardé, violé dans son intimité. Il gesticula donc légèrement, comme pour faire sortir sa gène, mais ça ne marchait pas. Il enleva donc ses écouteurs, tira une nouvelle bouffé sur sa cigarette puis se tourna vers Thomas.
-T'as un problème ? son ton était glacial, méfiant, distant.
Thomas se raidit, se rendant enfin compte qu'il gênait le blond.
-Je suis désolé. Je ne voulais pas te déranger.
-Eh bah c'est raté. T'arrêtes, maintenant.
Newt accentua sa phrase avec son regard, qui était tout aussi froid que le ton qu'il employait. Thomas baissa la tête et la hocha légèrement, se sentant horriblement mal et rejeté. Il ne pensait pas mal faire, mais le fait que Newt soit blessé l'inquiétait énormément, il ne savait pas comment faire taire cette petite voix dans sa tête qui disait que quelque chose de grave lui était arrivé. Il ne put se retenir de relever encore une fois les yeux vers lui. Newt, qui avait remarqué, serra la mâchoire, avant de souffler afin de se calmer. Il se leva et s'éloigna de Thomas en lui lançant un regard noir, pour lui faire comprendre qu'il le faisait mais complètement chier.
Minho arriva à ce moment là, et vit l'échange entre ses deux amis. Il s'approcha donc de Thomas, avec son air interrogateur. Le brun soupira en le voyant.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? questionna l'asiatique.
-Pffff... à ton avis ? J'ai merdé, c'est tout.
-Comment ça ?
Thomas lui raconta donc ce qui venait de se passer entre lui et le blond. Minho fronçait les sourcils pendant le récit de son ami, écoutant attentivement, afin de l'aider. Mais c'est vrai que là, Thomas ne s'était pas fait une bonne image au près de Newt.
-Je ne sais pas trop quoi te dire là. A part, laisses le tranquille pour au moins quelques années, le temps qu'il s'en remette.
Thomas lui fit des yeux ronds, sous le choc.
-Bon, ok, j'exagère peut-être un peu. Mais, j'te l'ai dit hier. Newt est compliqué. Je pense que t'as remarqué qu'il n'était pas trop à faire copain copain avec les gens, encore moins avec ceux qui le regardent intensément comme tu viens de le faire apparemment. 
-Mais il m'inquiète !
-Si tu veux en savoir plus sur lui, c'est pas en le regardant comme ça, Minho fit donc une imitation exagérée de son ami regardant le blond, que tu vas y arriver.
-Mais pourquoi il était blessé ? Hier il n'avait pas ça sur le visage.
-T'es trop mignon quand tu t'inquiètes mon p'tit Tommy. 
-Non mais sérieux Min' ! soupira le brun.
-J'en sais rien. J'te l'ai dit, je ne le connais pas, ou presque pas. Il ne me dit rien sur lui.
-Il doit avoir quelque chose à cacher.
-Thomas le super détective en action ! Attention mesdames et messieurs !
-J't'ai d'mandé d'être sérieux Min', t'abuses grave !
-J'le sais déjà ça, il cache quelque chose. Mais qu'est-ce-que tu veux que j'te dise ? Il ne dit rien !
-Il doit bien y avoir un moyen de l'aider non ?
-Sors toi tout de suite les petites idées que t'as dans ta petite tête ! Illico ! Laisses le tranquille, c'est un conseil d'ami. Tu peux essayer de te rapprocher de lui, mais n'essaye pas d'en savoir plus que ce qu'il te dit. Ecoutes moi bien Thomas !
Le brun hocha la tête, sans vraiment entendre ce que lui disait son ami, trop concentré à réfléchir pour trouver un moyen de savoir ce que cachait Newt.
-J'rigole pas Tom ! Sérieux, tu fais rien de stupide que tu puisses regretter après ! 
-Ouais Min', t'inquiète.
-Justement.
L'asiatique leva les yeux au ciel, il savait que Thomas n'allait pas l'écouter, et qu'il allait merder avec Newt. Mais bon, que pouvait-il faire ? Absolument rien, à part le mettre en garde, et pis si son ami ne voulait pas l'écouter tant pis pour lui, bien que ça le gênait également, il ne voulait pas que le brun, ni le blond souffre. Minho avait bien compris que si Newt ne disait rien sur lui, c'était très certainement pour se protéger, et que si quelqu'un tentait de briser ce mur de faux semblants que le blond s'était construit, il le payerait sûrement très cher. C'était même une évidence, pourquoi Newt laisserait-il quelqu'un entrer dans son monde de force ?
L'asiatique décida donc de changer de sujet, jusqu'au moment où le portail s'ouvrit enfin, leur permettant d'entrer pour aller en cours. Tout au long de la journée il tenta de faire oublier à Thomas son plan, en lui proposant d'aller chez lui pour qu'ils jouent à la console, qu'ils aillent boire un coup quelque part, ou autre. Mais Thomas refusait à chacune de ses propositions. Toute la journée il était ailleurs, ne pensant qu'à une seule chose, ou pour être honnête, une seule personne.
L'heure du repas sonna enfin, Thomas était content, il était affamé, tout comme Minho, ils marchèrent donc d'un pas rapide et enjoué en direction du réfectoire, afin d'engloutir le déjeuné. Mais sur la route, ils s'arrêtèrent, intéressé par une dispute entre des étudiants. Mais en s'approchant, ils réalisèrent que ce n'était pas une dispute, mais plutôt une scène d'harcèlement. Des élèves s'en prenaient à un autre, que les deux spectateurs ne pouvaient pas reconnaître à cause des personnes devant eux. Ils entendaient les harceleurs rigoler et se moquer de la victime, l'insultant de squelette, de zombi, lui disant qu'il n'avait pas sa place ici, qu'il était trop bizarre et qu'il devait se faire enfermé. Ce qui sidérait le plus Minho et Thomas était le fait que les spectateurs ne prenaient pas la défense de l'étudiant, au contraire, ils rigolaient franchement. Les deux amis donnèrent donc des coups d'épaules pour s'approcher et tenter de faire quelque chose. L'asiatique, ayant pu voir avant Thomas qui était harcelé s'arrêta, sous le choc, tandis que le brun continuait de jouer des coudes pour s'approcher, quand il arriva assez prêt, il reconnu immédiatement Newt, qui tentait de ne pas faire attention aux insultes en tentant de continuer son chemin, mais il était bloqué par les spectateurs qui le repoussait. Le sang de Thomas ne fit qu'un tour dans ses veines, avant que celui-ci ne s'énerve et commence à s'en prendre aux harceleurs. 

 


 

 

Tags : Chapitre II - L'être mutilé

Chapitre III - La violence 20/02/2018

 
"La colère est une bête cruelle et furieuse,
l'homme en colère n'a plus aucune retenue."

 

 

Thomas s'approcha dangereusement des harceleurs de Newt et poussa l'un d'eux, pour lui montrer son désaccord, le défiant du regard d'oser recommencer d'insulter le blond. L'autre garçon, Gally, le poussait également, ils ressemblaient à deux coqs se battant pour montrer qui était le plus fort. Le brun poussa le harceleur plus violemment.
-Ca vous amuse de vous en prendre à lui, hein ? cria le terminal S.
-Et pas qu'un peu, tu peux pas savoir à quel point. En même temps, c'est tellement une merde, que c'est tout ce qu'il mérite. C'était un autre garçon du groupe qui avait parlé, un large sourire collé au visage, très fier de lui.
Newt se tendit immédiatement, en regardant Tresh, le jeune homme qui venait de parler, il avait l'impression de se retrouver face à son père. C'était exactement le même ton, les mêmes insultes, et le même air fier et amusé sur le visage.
-En plus il est même pas capable de se défendre tout seul. Regardez moi ça les gars, c'est vraiment une fiotte. Il doit demander à son petit copain de l'aide.
Toute la foule explosa de rire, ce qui redoubla la colère de Minho, Thomas et Newt. L'asiatique restait en dehors, il savait pertinemment que Thomas, même s'il partait d'une bonne attention, ne faisait que s'attirer les foudres du blond, qui survivait très bien tous les jours avec ces insultes. Le blond avait perfectionné sa technique d'ignorer les choses qui le blessait au fil du temps, il ne répondait jamais quand les autres s'en prenaient à lui, et ça marchait très bien comme ça. Minho avait appris qu'il ne fallait pas lui venir en aide, il s'était mis Newt à dos pendant longtemps une fois alors qu'il tentait de l'aider. Le blond ne voulait pas de la pitié des autres, ce sentiment le faisait se sentir tellement inférieur, faible, inutile, incapable, toutes ces choses dont il était persuadé d'être, mais le fait que quelqu'un le prenne en pitié lui faisait encore plus ridicule et nul, et faible.
Pour une fois, Newt se laissa tenter de répondre à ses assaillants, il marcha droit en direction de Tresh et lui retourna un poing de toute la force dont il était capable, c'est à dire pas grand chose, mais sous le choc l'adolescent tomba fesse contre terre dans un couinement de douleur. Ses amis se penchèrent vers lui, afin de l'aider à se relever. Son nez était en sang, ce qui tira un sourire de satisfaction sur le maigre visage de Newt. Mais, ce sourire ne dura que quelques secondes avant qu'il ne se rappelle que l'idiot qui était venu soit disant lui porter secours n'avait fait que de le ridiculiser encore plus et c'était permis de casser sa coquille d'ignorance qu'il s'était forgé. Il fonça sur Thomas et, avec force, le plaqua contre les casiers dans un grand fracas. Les autres étudiants qui observaient la scène s'était tus face au retournement de situation. Thomas avait le souffle coupé, Newt était très près de lui, vraiment trop près, et malgré la peur qui l'envahissait petit à petit, le brun sentait une pointe d'excitation à avoir le blond collé contre lui. Leur nez se touchaient, leur souffle se mêlaient, bien qu'ils soient différents, Thomas respirait à peine, tandis que le blond soufflait très fort par le nez, il pouvait sentir sa rage rien que par son souffle qui venait s'écraser contre sa figure. C'est lorsque Thomas le regarda droit dans les yeux qu'il eut vraiment peur, il n'avait jamais vu autant de colère, de rage, de fureur briller dans les yeux de quelqu'un auparavant. La mâchoire de Newt était serrée, faisant ressortir ses os.
-T'arrêtes de me faire chier ! Dégages ! T'approches plus de moi... jamais. Le blond avait baissé la voix sur la fin, mais le message était tout de même passé.
Pour être sûr que le brun imprime bien ce qu'il venait de lui dire, il le plaqua de nouveau contre les casiers, puis le lâcha avant de récupérer son sac et de partir. Les autres étudiants chuchotaient autour d'eux, laissant passer Newt, de peur d'être sur son chemin. Thomas reprenait petit à petit sa respiration, la lueur qu'il avait vue dans les yeux de Newt le terrifiait et l'intriguait en même temps. Il remarqua à moitié que les étudiants commençaient à se disperser dans les couloirs, toujours en chuchotant en groupe. Le groupe de garçon qui avait insulté Newt était parti en direction de l'infirmerie, ils auraient sûrement des problèmes.
Minho s'approcha doucement de Thomas, pour ne pas le brusquer, il posa délicatement sa main sur l'épaule du brun, essayant d'attirer son regard.
-Ca va mec ?
-Hum... Ouais. Euh... C'était... bizarre.
-J'te l'fais pas dire. Mais ça va ? Il ne t'a pas fait mal ?
-Non, t'inquiète, juste surpris.
Thomas fronçait les sourcils, encore sous le choc de ce qui venait de se passer. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits, mais ça lui donna un mal de tête. Mine de rien Newt l'avait violemment plaquer contre les casiers, et sa tête avait méchamment heurté les portes de fer. En y pensant bien Thomas aurait préféré que le blond le plaque contre le mur dans d'autres circonstances, comme par exemple un moment sensuel où leur deux corps chauds d'excitation se colleraient, où Newt l'embrasserait sauvagement en lui enlevant ses vêtements... Maintenant il était fier de lui de s'être mis ces images en tête, il rougissait et sentait une érection grandir dans son pantalon.
-Qu'est-ce qui t'arrive tocard ? demanda l'asiatique, le sortant de ses pensées
-Euh... rien.
-Laisses moi rire. La tête que tu tires veut tout dire sauf "rien", le charia Minho.
-Je viens d'avoir des pensées pas très catholiques.
Minho rigola franchement, n'en croyant pas. Son meilleur ami venait de se faire rejeter comme ce n'était pas permis, plaquer au mur avec violence, et il ne pensait qu'à faire l'amour avec Newt. Ce n'était pas croyable.
-Aller, racontes moi tes fantasmes mon petit enfant.
-Min' arrêtes ! On dirait un pédophile sérieux
-C'est peut-être ce que je suis.
Thomas adorait son meilleur ami pour ça exactement, pas qu'il soit pédophile, le brun savait que non, mais c'était pour sa capacité à détendre l'atmosphère quand il se passait quelque chose de gênant, ou le fait qu'il ne jugeait jamais personne, peu importe si ce qu'on lui racontait était complètement fou, il comprenait et essayait d'aider. 
-Sans vouloir te couper dans tes réflexions sur le corps nu d'une certaine personne je pense que tu vas avoir des problèmes.
En fait, au bout du couloir se tenait le principal, qui avançait à grandes enjambées vers eux, suivi par Gally. Quand le vieil homme arriva à leur hauteur, il les toisa puis prit la parole de son ton hautain et supérieur qui lui était caractéristique.
-Thomas Edison, une heure de colle pour ton comportement intolérable. La violence est interdite au sein de l'établissement. Sois content que tu n'aies qu'une heure de colle, la prochaine fois tu auras bien pire. En espérant juste qu'il n'y ait pas de prochaine fois. Tu iras la faire ce soir après tes cours.  
-Excusez-moi monsieur, mais qu'est-ce qui va a été raconté ? questionna Minho, afin de vérifier que Gally n'avait pas arrangé la situation à son avantage, ce qui semblait être le cas, vu le sourire victorieux qu'il affichait.
-Ca ne te regarde pas, tu n'es pas concerné.
-Encore une fois, excusez-moi, mais je dois vous contredire. J'étais présent donc je pourrai me permettre de vous demander la version qui vous a été racontée s'il vous plaît ?
-D'accord. Car tu es un très bon élève, j'aimerai entendre les faits. Mais Gally, s'il te plaît, pars.
Ce dernier marmonna légèrement dans sa barbe inexistante avant de tourner des talons et de continuer sa route. Minho attendit qu'il soit hors de vue pour commencer son discours. Il lui raconta donc les faits, exactement comme ils s'étaient passés, juste pour que Gally et sa bande soit également punis, parce qu'au départ c'était de leur faute. A la fin de son récit, l'asiatique laissa le temps au directeur de digérer tout ça.
-Bon, donc ce n'était pas du tout la même version que ce que m'a raconté Gally. Je vais te croire, et ils seront sévèrement punis. Thomas et Newt également, car même si tu as pris sa défense tu t'es montré violent. Et Newt je n'en parle même pas, il a cassé le nez de Tresh, puis il s'est attaqué à Thomas. Ton heure de colle de ce soir tient toujours Edison. Même chose pour votre ami. Bonne journée.
Le principal s'en alla, et le brun poussa un long soupir. C'était tout de même ridicule. Il avait pris la défense de quelqu'un qui se faisait harcelé et il était puni. Ca ne rimait à rien, ce lycée était vraiment illogique. Mais bon, au moins il était satisfait à l'idée que Gally et sa bande d'amis idiots seraient sévèrement punis. Il étira ses lèvres dans un sourire machiavélique en pensant à ceci.
Avec tous les évènements de ce midi, les deux amis n'avaient pas eu le temps de manger, et le réfectoire était maintenant fermé, ils décidèrent donc d'aller s'acheter des gâteaux à grignoter qu'ils mangeraient pendant le cours, tout en étant discret. Ils allèrent donc au supermarché juste à côté de l'établissement, avant de rapidement retourner en cours. 
Ils avaient philosophie, autant dire que les deux élèves étaient à l'apogée de l'épanouissement. L'asiatique écoutait à moitié le cours, d'une main il piquait dans le paquet de crackers qu'ils avaient acheté et de l'autre il envoyait des messages à Newt, qui lui répondait une fois sur mille. Il le prévint donc qu'il allait être collé le soir même après les cours. Chose que le blond savait déjà, donc il ne prit pas la peine de répondre. Minho arrêta de lui envoyer des messages, ayant compris que blondie en avait sûrement marre.
Le reste de la journée passait lentement, les deux étudiants de terminale S en avaient sérieusement ras le bol et avaient juste envie d'aller boire un coup dans leur QG, mais Thomas ne pouvait pas, il devait se rendre en salle de retenue. C'était la première fois qu'il y allait, il avait mis assez longtemps à la trouver. Elle était situé dans le bâtiment EST de l'établissement, à côté de la réserve de la bibliothèque. Les élèves n'étant pas autorisés à aller dans ce bâtiment, sauf en cas de retenue, ne le connaissaient pas très bien, et se perdaient la majeure partie du temps. C'était le cas de Thomas, qui rodait dans les couloirs, tel un mort-vivant, il était désespéré. Quand il arriva, enfin, devant la salle, il retint de justesse un cri de victoire, se disant que ce n'était pas approprié. Son meilleur ami l'avait lâchement abandonné pour aller faire la court à une fille de première.
Le jeune étudiant toqua à la porte avant d'entrer. A l'intérieur se trouvait déjà Gally, Tresh, et les autres idiots de ce midi. Ils le dévisagèrent, lui lancèrent des regards meurtriers. Il alla s'installer dans un coin, sortit une feuille et commença sa punition, qui était bien évidemment très passionnante. Ils devaient tous recopier le règlement intérieur de l'école pendant une heure, c'était une technique très pédagogique, très instructive. Thomas soupira, le règlement le bassinait déjà, il n'y avait pas plus barbant que ce genre de punition, c'était exactement comme lorsqu'il était en primaire et qu'il devait recopier cent fois pour le lendemain "Je ne dois pas jeter des boules de papier sur mes camarades" ou d'autres exemples de la même trempe. 
Cinq minutes après que Thomas soit rentré dans la salle, la porte s'ouvrit de nouveau, sur Newt. Il eut droit aux mêmes regards que le brun, mais il s'en fichait, il avait l'habitude à vrai dire. La salle étant minuscule, il ne restait plus qu'une place, à côté de Thomas. Le blond serra les poings et s'installa, sans daigner offrir un regard au brun, qui lui le fixait de son air inquiet.
Newt était stressé, énormément stressé. Tout d'abord à cause de son comportement du midi, il se haïssait. Pourquoi avait-il sombrer dans la colère ? Pourquoi s'était-il laissé emporté par la haine ? Exactement comme son père. Il se haïssait parce qu'il se faisait penser à son père, il ne valait pas mieux que lui. Utiliser la violence pour se camoufler, pour cacher ses blessures et sa faiblesse. Il n'y avait rien de plus lamentable aux yeux du blond, pourtant c'est ce qu'il avait fait. Il était un monstre, il ne valait rien. Dans le fond, ils avaient raison de l'insulter, ils ne disaient que la vérité après tout. Newt se trouvait lamentable, il le méritait. Mais la cause la plus importante de son stress, était le fait qu'à cause de cette heure de colle il allait arriver en retard chez lui, et il savait pertinemment ce que ça signifiait. Il pourrait ne pas rentrer, mais ça serait encore pire, il en avait déjà fait l'expérience, et sa jambe lui rappelait à chaque fois qu'il était trop tenté de fuguer. Tout ça c'était la faute de cet abruti assis à côté de lui, s'il n'avait pas voulu jouer les héros à sauver une âme en détresse il ne serait pas en retard et ne serait pas puni. Il le haïssait presque autant qu'il se haïssait lui-même, ce qui était très élevé. 
Thomas n'arrêtait pas de jeter des regards à son voisin, tout en essayant de se concentrer sur sa punition. Mais, après toutes ces heures à l'observer, le brun le connaissait un peu, et il voyait très bien que quelque chose le perturbait, le gênait, le tourmentait. Le terminale S pensa donc que c'était sa première heure de retenue, et que c'était sûrement à cause de ça. Peut-être que le blond n'était pas à l'aise car il pensait que son heure de retenue allait gâcher son dossier scolaire.
-Hé, t'inquiètes pas pour la colle. C'est rien, ça va pas te suivre à vie. Chuchota le brun.
Newt tiqua lorsque l'autre lui adressa la parole. Il n'avait pas bien compris le message de toute à l'heure. Il serra la mâchoire, il devait garder son calme, la violence n'était pas bonne, elle faisait des ravages. Il connaissait assez bien le sujet et les conséquences pour en parler. Il souffla lentement, avant de lever la tête vers Thomas qui le regardait.
-Comme si j'm'inquiétais pour une foutue heure de colle. T'es vraiment trop con toi. 
Il fut attaqué en plein c½ur, c'était comme s'il venait de recevoir un coup de poing dans le ventre. Son visage se crispa, il repensait à ce que lui avait dit Minho, il ne devait pas le forcer, mais la tentation était trop grande. Il se retint, mais sa curiosité l'emporta et il ouvrit la bouche afin de poser une question, qu'il savait qu'il allait regretter.
-Alors qu'est-ce qui te met dans cet état ?
-Mais qu'est-ce que ça peut te foutre ? le blond avait craché cette réponse, c'était sa façon de faire quand il sentait son mur de faux semblants attaqué, il répliquait par la méchanceté afin de blesser l'autre pour qu'il arrête de lui poser des question. Ca avait toujours marché jusque là.
Thomas resta silencieux quelques secondes avant d'attaquer de nouveaux les murailles de son voisin.
-Je m'inquiète pour toi.
Newt ne put réprimer un rire. Il avait le sens de l'humour ce gars là, comme si quelqu'un pouvait se soucier de son état.
-T'en as d'autres comme celle-là ? 
Il utilisait toujours un ton froid, ou le mépris se faisait sentir. Il voulait que l'autre le déteste pour qu'il arrête ses questions. C'était sa seule arme de défense. Il tentait d'éloigner Thomas de lui, de le rendre honteux, et mal, juste pour qu'il arrête.
-Pourquoi tu réagis comme ça ? 
-Pourquoi tu me fais chier comme ça ?
Thomas du prendre un peu de temps pour encaisser le coup. C'était dur de se faire traiter comme ça pour l'homme dont il était amoureux. Mais il continuait, il voulait le pousser à bout, le forcer à franchir sa zone de confort qui était la solitude ou l'agressivité, il voulait le mener vers la confiance, la confidence. Ce n'était pas forcément le meilleur moyen d'y arriver, Thomas en était conscient, mais en connaissant un temps soit peu Newt, il avait pu voir que cet homme était tout sauf normal, il en avait donc conclu que les techniques dont il usait habituellement pour se faire des amis ne marcheraient pas avec lui. Il devait tenter une attaque plus directe, plus frontale. Il décida d'entrer dans le jeu du blond, il voulait le faire souffrir, il allait avoir sa dose lui aussi.
-Parce que j'aime quand t'es malheureux. Ca te va ?
-Tu crois que ça m'fait quelque chose ?
-Je te fais clairement chier, et j'adore ça. Thomas se sentait tellement pas lui même à dire ce genre de phrase, il se trouvait tellement méchant, égoïste, monstrueux, mais il se força à continuer. Il avait déjà progresser, car Newt lui répondait, alors qu'il aurait très bien pu l'ignorer.
Newt n'avait absolument pas prévu ça, il voulait juste que l'autre arrête, mais non, il continuait, encore et encore, sans s'arrêter, toujours en l'attaquant un peu plus. Le littéraire devait l'avouer, il l'avait bien cherché, mais il ne s'attendait pas à ce genre de réponse. Il ne comprenait pas son interlocuteur, devant les autres il volait à son secours, et quand ils discutaient tous les deux, il l'insultait et le rabaissait. Newt était blessé. Blessé qu'une autre personne prenne du plaisir dans sa souffrance, son mal être. Mais il n'allait pas se laisser démonter si facilement. 
-J'suis content qu't'adores ça. Ca me rend heureux, tu peux pas savoir à quel point. 
-Ah oui ? Le brun était surpris, il ne s'attendait pas à ça, mais il devait garder la face.
-Carrément. 
-T'essayes de convaincre qui, toi ou moi ?

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